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Foire aux questions

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Comment se préparer à allaiter ?


Vos seins se préparent naturellement à allaiter. En fait, ils sont bien souvent déjà opérationnels à partir du quatrième mois de grossesse : vous observerez peut-être des pertes de colostrum, lait jaune orangé parfaitement adapté au nouveau-né. Votre corps se prépare à accueillir le bébé, y compris pour le cas où celui-ci naîtrait un peu plus tôt que prévu.

Les manipulations des mamelons, comme des étirements ou frottements, n'ont montré aucun bénéfice sur la lactation dans plusieurs études scientifiques. Il semble donc inutile de s'astreindre à une quelconque gymnastique des seins.

Profitez de votre grossesse pour regarder autour de vous les jeunes mères qui allaitent : l'exemple est bien plus efficace que de nombreux discours. Pour vous informer sur la pratique de l'allaitement vous pouvez vous adresser à des associations de soutien à l'allaitement maternel qui sont nombreuses en France (adresses sur le site de la CoFAM : www.coordination-allaitement.org). Si vous aimez lire, plusieurs livres sont consacrés à l'allaitement. Enfin de nombreux sites dédiés à cette question pourront vous aider dans votre recherche d'informations. N'oubliez pas votre compagnon, qui souhaitera peut-être rêver avec vous à votre futur bébé. 

Le lait maternel est-il encore aujourd'hui supérieur au lait premier âge ?

Les publicités de laits industriels laissent parfois penser que le lait maternel n'a plus vraiment d'avantages. C'est complètement faux, et tout le monde devrait savoir que donner du lait industriel (y compris en supplément au lait maternel) est, y compris dans un pays développé, préjudiciable à la santé et au développement de l'enfant : risque plus élevé, entre autres, de diarrhées, d'affections respiratoires, d'allergies, d'obésité, de mort subite du nourrisson, de diabète etc.

Quand les mères n'allaitent pas, elles risquent de souffrir plus fréquemment d'infections de l'utérus après la naissance, de cancer du sein avant la ménopause, d'anémie, d'un retour de couches plus précoce et d'une grossesse rapprochée.

L'alimentation industrielle est aussi plus chère, moins pratique (nombreux lavages, préparations minutieuses), génère de nombreux déchets et consomme de l'énergie. Le lait industriel est fabriqué à partir de lait de vache, et n'est pas le lait de l'espèce humaine.

Il est important également de savoir que revenir sur la décision de ne pas allaiter est très difficile, même si cela reste possible, et qu'un allaitement mixte (lait maternel et lait industriel) conduit très vite à la fin de l'allaitement maternel (c'est tellement vrai que la législation française impose aux fabricants de laits industriels de mentionner ces faits sur les étiquettes et informations concernant les préparations pour nourrissons dont la publicité est, par ailleurs, interdite dans les publications destinées aux familles).
Allaiter permet également de répondre facilement au besoins de réconfort et de sécurité affective du bébé : c'est tout simplement une façon complète de s'occuper du bébé.


L'OMS et l'UNICEF conseillent d'allaiter exclusivement les bébés environ 6 mois (pas de lait en poudre, ni eau, tisane, jus de fruit,...), puis de poursuivre l'allaitement 2 ans, tout en diversifiant l'alimentation. L'ANAES (Agence d'Accréditation et d'Evaluation de la Santé) recommande un allaitement exclusif de 6 mois.

Les risques du lait industriel 

Pour le nourrisson :  
  • diarrhées
  • affections respiratoires
  • allergies
  • obésité
  • mort subite du nourrisson
  • diabète

 

Pour les mères :
  • infections de l'utérus après la naissance
  • cancer du sein avant la ménopause
  • anémie
  • retour de couches plus précoce
  • grossesse rapprochée

 

Quels sont les avantages du lait maternel ?


Outre les avantages énumérés ci-dessus, il convient de noter que le lait maternel est gratuit (dans les pays industrialisés, il n'est pas nécessaire d'augmenter les rations alimentaires de la femme qui allaite), ne pollue pas (aucun biberon, aucune boite, aucun ustensile à jeter, aucune pollution due à la fabrication et à la commercialisation non plus). Il est très pratique d'emmener avec soi un bébé allaité : pas besoin de matériel. On ne craint pas non plus les ruptures de stock si l'allaitement est bien conduit. 

Quels sont les inconvénients de l'allaitement maternel ?

Certaines mères aiment tout particulièrement acheter des accessoires pour leur bébé. Il leur semble alors naturel d'acheter des biberons, symboles modernes de la petite enfance chez nous ; elles pourront regretter alors de n'avoir rien à acheter pour leur bébé allaité. Elle pourront se rattraper en s'achetant par exemple de jolis soutien-gorges, qui mettent en valeur une belle poitrine (voir aussi les accessoires de l'allaitement).

Certains pères regrettent de ne pas pouvoir nourrir leur tout petit bébé. De nombreuses autres activités leur sont possibles, et ils trouvent facilement une manière personnelle et spécifique pour exprimer leur intérêt et leur affection à leur bébé (voir aussi comment faire participer le père ?).

Ai-je assez de lait?

Un bébé correctement allaité mouille habituellement 4 à 6 couches par 24 heures (pour savoir si les couches sont "pleines", soupesez-les ou faites le test en versant un verre d'eau sur une couche sèche pour comparer). Il a 2 à 3 selles par jours les trois premières semaines (les selles peuvent être beaucoup plus rares ensuite). Sur le long terme, une courbe de croissance harmonieuse est un bon signe également. Le bébé perd souvent 5 à 7% de son poids de naissance les premiers jours. Le gain de poids doit être évalué à partir du poids le plus bas de l'enfant (et non à partir du poids de naissance).

Pendant les 3 à 4 premiers mois, le gain de poids habituel est de 115 à 225 g par semaine ; le poids du bébé est doublé vers 5-6 mois. Le gain de poids d'un bébé de 4 à 6 mois est de 85 à 140 g par semaine. Pour le bébé âgé de 6 à 12 mois, il est de 40 à 85 g par semaine (chiffres cités dans le Traité de l'allaitement maternel, La Leche League, révisé en 1999).

Les mères ressentent souvent un réflexe d'éjection au début de la tétée. Egalement, elle peuvent avoir soif au moment des tétées, avoir la sensation, surtout les premières semaines, que le lait "monte" dans les seins. Tous ces signes indiquent que vous produisez du lait. Du côté du bébé, des bruits de déglutition, le mouvement ample de la bouche qui fait des pauses pour avaler, sont également des signes rassurants.
Mais le plus important reste la croissance et la satisfaction de votre bébé.

Combien de fois un bébé tète par jour?

Quand un bébé tète à la demande, il est très difficile de donner des chiffres. Il y a de grandes variations selon les bébés, et selon les jours. L'OMS considère qu'un nouveau-né tète environ 8 à 12 fois par 24 heures. Des études ethnologiques montrent que les bébés élevés à proximité de leur mère tètent plus souvent, au moins toutes les heures.

Plus les tétées sont fréquentes, plus la production de lait est stimulée, et plus elle sera facilement ajustée aux besoins de votre bébé.

Combien de temps dure une tétée ?

Cela dépend entièrement de votre bébé et de ses besoins. Souvent les bébés qui tètent fréquemment, tètent peu de temps (quelques minutes). Ceux qui tètent peu souvent (8 fois par 24 heures ou moins) font souvent de "grosses tétées", qui peuvent durer plus d'une demi-heure.

Comment savoir que mon bébé a fini de téter?

Quand il lâche le sein ou s'endort au sein, c'est qu'il ne souhaite plus téter. Souvent, en fin de tétée, le bébé reste au sein pour le plaisir du contact avec sa mère, ou pour une tétée non nutritive. Il n'y a aucune raison particulière pour l'en empêcher, car même ces contacts sont bénéfiques à l'allaitement.

Il ne faut jamais interrompre un bébé en cours de tétée efficace, ou le faire changer de sein de façon intempestive : laissez-vous guider par lui, c'est un excellent guide.

Faut-il changer de sein au cours d'une tétée?

Quand votre bébé semble avoir terminé de téter un sein, vous pouvez bien entendu lui proposer l'autre sein. Mais évitez de changer en cours de tétée, alors que le bébé est en pleine action et ne semble pas avoir terminé le premier sein. Les bébés qui tètent très fréquemment ne tètent souvent qu'un seul sein (ou bien le deuxième sein est pris après plusieurs minutes d'arrêt, il est alors difficile de savoir s'il s'agit de la même tétée, ou d'une autre qui débute ...).

Quand fera-t-il ses nuits?

Cela dépend en grande partie de l'arrangement nocturne qui sera le vôtre durant la nuit. Si votre bébé dort à vos côtés, ce qui est plus commode quand il est allaité, il est possible qu'il tète la nuit durant tout le temps que durera l'allaitement. Si votre bébé dort dans une autre pièce et que vous le rejoignez à l'occasion des tétées, les tétées nocturnes pourront s'interrompre d'elles-mêmes avant le sevrage de l'enfant.

Les tétées nocturnes sont favorables à l'allaitement. Quand vous reprenez une activité professionnelle, elles peuvent être précieuses pour la poursuite de l'allaitement. Vous n'êtes pas obligé de décider tout de suite à la naissance de votre bébé de l'attitude que vous adopterez plusieurs mois après : laissez-vous guider par vos sentiments présents. Au fur et à mesure du développement de votre enfant, de l'évolution de ses capacités, de ses besoins et des vôtres, vous adapterez l'arrangement nocturne familial.
Voir aussi ici : thème nuit

Mon bébé pleure après la tétée, est-ce normal ?

Votre bébé vient de téter, tout vous a semblé normal, et tout de suite après, il s'est mis à pleurer. Les bébés se consolent très bien au sein : proposez-lui de téter encore. Même si ce n'est pas une tétée efficace d'un point de vue alimentaire, le fait d'être contre vous et de téter peut le calmer. Vous pouvez également essayer de le réconforter en le berçant dans vos bras, en lui massant le ventre, en le portant dans une écharpe.

Par contre, si les pleurs vous semblent inhabituels, qu'ils interviennent en début de tétée, il s'agit peut-être d'autre chose : un réflexe d'éjection qui surprend votre bébé, un inconfort digestif ou autre ... Le principal est toujours d'essayer d'apaiser votre bébé. Si cela devenait très fréquent, en dépit d'un allaitement avec des tétées très fréquentes et d'une proximité mère-bébé soutenue jour et nuit, vous pouvez alors demander un soutien auprès d'une association.

Combien de temps allaiter?

Les recommandations internationales de l'Organisation Mondiale de la Santé sont les suivantes :

  • Allaitement exclusif les six premiers mois (rien que du lait maternel)
  • Poursuite de l'allaitement deux ans ou plus, tout en diversifiant l'alimentation

L'Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation de la Santé (ANAES) recommande aussi un allaitement exclusif les six premiers mois.
Vous pouvez donc allaiter autant de temps qu'il vous convient, cela sera toujours positif pour le développement de votre bébé et pour votre relation. Il n'y a que de très rares raisons de cesser d'allaiter : l'âge du bébé n'en est pas une.

Comment tirer son lait manuellement ?

Exprimer manuellement du lait, ou encore "tirer" son lait manuellement, peut se révéler utile à de nombreux moments de l'allaitement. Engorgements, utilisation du lait (à donner à boire au bébé, pour nettoyer des yeux ou une peau irritée), réflexe d'éjection très fort, lait de fin de tétée donné de préférence à un bébé qui a des besoins spéciaux, etc., peuvent amener les mères à souhaiter connaître ce geste. Quand il s'agit d'un geste ponctuel, il est plus pratique que l'utilisation d'un tire-lait.

En savoir plus ici.

Comment proposer le biberon pour la première fois ?

Normalement le biberon est totalement inutile pour un bébé allaité. Son utilisation doit même être évitée, car les bébés risquent de moins bien téter quand ils sont habitués au biberon. Quand il est utilisé de façon habituel, il faut s'attendre à ce que le biberon soit, un jour ou l'autre, préféré au sein.

Mais il arrive que son utilisation soit imposée : par exemple quand la crèche n'envisage pas d'autres moyens que le biberon pour nourrir votre bébé (l'utilisation de la tasse, de la cuillère, de la pipette, nécessite un apprentissage). Dans ce cas, inutile pour vous d'entraîner votre bébé à l'avance. Bien souvent les mères et les bébés ressortent très frustrés de ces essais difficiles, car ni la mère ni le bébé ne sont très motivés. Par contre, sur son lieu de garde, le bébé se rendra vite compte de la différence : sa mère est absente, la personne qui le garde lui propose un autre mode d'alimentation, et tout est plus clair pour lui, comme pour vous. Il se peut qu'au début le bébé refuse tout de même de prendre le biberon. Soyez rassurée : s'il peut téter à volonté avec vous, y compris la nuit (ce qui suppose que le bébé dorme à vos côtés), il n'y a aucun risque de sous-alimentation (on accepte bien que les bébés ne tètent pas la nuit ; il suffit donc de se dire que la nuit et le jour sont ici inversés).

Rassurez la personne qui garde votre bébé : il finira pas s'adapter à la nouvelle situation, il a juste besoin de temps.

Comment se passer du biberon ?

Vous devez vous séparer de votre bébé et il sera nourri par une autre personne durant votre absence. Si des liquides doivent être donnés (lait maternel, eau, préparation pour nourrisson, ...) un verre ou un gobelet pourra être utilisé . Le verre sera présenté au bébé, légèrement penché, pour que le liquide effleure ses lèvres. Le bébé pourra alors, de lui-même, boire le liquide dont il a besoin. Attention : ne pas essayez de le forcer, ni de verser le liquide dans la bouche. Il est possible d'épaissir certains liquides, avec le farine sans gluten par exemple. Dans ce cas, la cuillère peut être utilisée. Au début, mettez de très petites quantités sur la cuillère que vous présenterez également avec douceur, sans essayez de forcer le bébé. Dans ces situations, parler calmement au bébé pourra l'encourager à manger ou boire.

Dans tous ces cas, prévoyez une large serviette pour protéger les vêtements du bébé.

Comment introduire les solides ?

Normalement, un bébé allaité n'a pas besoin de goûter les solides avant la fin de son sixième mois. Vous lui présentez alors progressivement les solides présents à votre table familiale et qui peuvent être mangés par un bébé : fruit, légumes cuits, céréales, viande, oeuf, ...

Rien ne presse : suivez là encore votre bébé. A cet âge il est souvent curieux, attrape ce qu'il peut pour le porter à sa bouche pour goûter. Vous verrez bien ce qu'il apprécie, et ce qu'il apprécie moins. A partir d'un an il aimera être assis à table comme un grand, avec son assiette et sa cuillère. Mais déjà avant, sur vos genoux, il sera très intéressé par tout ce qui se passe autour de la table.

Voir aussi ici : page diversification

Quand faut-il donner du lait deuxième âge ?

Le lait deuxième âge, tout comme le lait premier âge, n'est pas utile pour le bébé allaité. Ces substituts du lait maternel n'ont d'intérêt que quand la quantité de lait maternel donnée au bébé est insuffisante. Si votre bébé de trois mois est gardé la journée et que vous ne tirez pas votre lait, il aura besoin de lait premier âge. Si vous n'allaitez plus votre bébé de 5 mois, il aura besoin de lait deuxième âge. Mais un bébé de 7 mois, allaité matin, soir et nuit, peut tout à fait la journée se passer de lait deuxième âge, et prendre des solides, de l'eau, des jus de fruit, etc.

Comment faire participer le père ?

Tout d'abord, de même que la mère, le père a le droit d'être correctement informé sur les bénéfices de l'allaitement maternel, particulièrement pour la santé de son enfant et de sa compagne. Ensuite, il pourra être invité à s'occuper de son bébé, à le porter, à lui donner le bain, le changer, l'habiller, jouer avec lui ... tout est possible, sauf allaiter bien sûr.

Il est vrai que dans les premiers mois, le bébé développera une relation très étroite avec sa mère. Mais très rapidement il s'intéressera à son environnement, et ses proches (père, frère et soeur, famille, amis, ...) prendront de plus en plus d'importance. Le père a un rôle de soutien inestimable à jouer : il peut rassurer la mère sur son maternage, et lui permettre de se reposer, par exemple en prenant à sa charge certaines tâches ménagères, en promenant le bébé quand celui-ci est de mauvaise humeur, etc.

J'ai besoin de faire garder mon bébé : comment faire quand il est exclusivement allaité ?

Pour les absences de courte durée (deux heures par exemple), il n'est pas nécessaire de donner quelque chose à manger au bébé, dans la mesure où une tétée lui aura été proposé juste avant. Si ce n'est pas le cas, la meilleure façon de procéder est de permettre au bébé d'être nourri avec votre propre lait durant vos absences.

Pour cela, il vous faudra tirer votre lait, soit manuellement (la technique de massage aréolaire - stimulation de l'aréole-, doit être apprise), soit à l'aide d'un tire-lait (manuel, électrique). Il existe des modèles modernes très doux, qui sont très efficaces. Cependant, un peu de pratique est nécessaire pour recueillir assez de lait (il n'est pas anormal de ne recueillir que quelques gouttes les premières fois). La location d'un tire-lait peut être remboursée par la Sécurité sociale sur ordonnance médicale.

La meilleure façon de donner votre lait au bébé est d'utiliser une tasse, un gobelet, ou une cuillère. Le biberon devrait être évité, dans la mesure du possible. Il peut arriver, dans certains cas (quand la mère ne tire pas son lait), que du lait industriel soit donné, ou bien des solides précocement introduits (à partir de 6 mois).
Voir aussi ici : page travail

De quels accessoires a-t-on besoin pour allaiter ?

L'allaitement, comme notre environnement, n'échappe pas à une invasion d'objets. Coussinets d'allaitements, coquilles, téterelles, tire-laits, quand sont-ils réellement utiles ?

Liste de naissance

 

Souvent appréciés
  • Un porte-bébé "hamac"
  • Deux-trois soutiens-gorge d'allaitement (à choisir de préférence après l'accouchement)
  • De jolis vêtements pour le bébé, qui se lavent facilement et n'ont pas besoin d'être repassés
  • De jolis vêtements pratiques pour la maman : des ensembles deux pièces confortables, taille élastique pour le bas, style T-shirt pour le haut (pas besoin d'être repassés), des chemises de nuit boutonnée sur le devant, un châle pour les plus pudiques
  • Un petit jouet pour les aînés

Quelques idées en plus
  • Une écharpe pour porter mon bébé (peut être utilisé en porte-bébé "hamac")
  • Des vêtements "allaitement", avec des ouvertures cachées dans les plis, permettant d'allaiter très discrètement
  • Un vrai futon, pour le couchage ferme à même le sol (soit double, soit deux fois une place) et pour dormir avec le bébé en toute sécurité
  • Un tire-lait (surtout si vous souhaitez faire des stocks de lait, et tirer votre lait de façon régulière)

 

Les autres accessoires (ci-dessous) sont à utiliser avec plus de circonspection, toujours de façon temporaire et au cas par cas . Certains professionnels en font les compagnons obligés de l'allaitement. Leurs effets négatifs doivent cependant être connus pour ne pas entraîner des problèmes plus importants que ceux qu'ils sont supposés résoudre au départ.

  • Les téterelles (ou bout de sein silicone), s'appliquent sur le mamelon durant la tétée. C'est donc eux que le bébé tétera, avec toutes les conséquences possibles : le bébé peut ne pas en vouloir, avoir des difficultés à téter correctement. Les seins seront moins bien stimulés, risquent d'être engorgés et/ou de produire moins de lait. Ces téterelles peuvent être utilisées dans certains cas de crevasses très douloureuses. Mais il faudra plus tard s'en séparer, ce qui pourra poser des problèmes pour un bébé habitué à cet accessoire.
  • Les coquilles sont utilisés pour recueillir le trop-plein de lait. Elles sont parfois utilisées par les femmes qui ont une sur-production de lait. Mais leur utilisation risque d'aggraver la situation, car l'aréole est stimulée en permanence, et donc la production de lait augmentée.
    Elles peuvent être utiles pour des mères qui souhaitent faire saillir leurs mamelons.
  • Le tire-lait permet de recueillir du lait pour le donner ultérieurement à son bébé, ou à un autre (par l'intermédiaire d'un lactarium). Il est possible d'en louer en pharmacie et d'être remboursé avec une ordonnance médicale. On en trouve également dans les magasins de puériculture, ainsi que des accessoires pour la conservation du lait maternel. Plusieurs modèles existent, chaque femme choisira celui qui lui sera le mieux adapté. Tirer son lait est moins agréable que donner le sein directement à son bébé. La quantité de lait produite est toujours inférieure à celle produite par le bébé (et ne doit pas présager de cette dernière) : c'est lui le véritable "spécialiste" du recueil du lait ! Certaines mères n'aiment pas l'idée de "tirer" leur lait.
    Il est possible également de recueillir son lait par massage manuel et d'éviter l'utilisation de tire-lait. Dans tous les cas, une aide pratique sera utile pour apprendre ce geste qui nécessite l'acquisition d'une technique.
    Pour stimuler une production de lait jugée insuffisante, c'est bien la succion efficace du bébé le meilleur remède. Le tire-lait n'est à utiliser qu'en cas de séparation du bébé, de stimulation inefficace, de surproduction (avec prudence dans ce cas).
  • D'autres articles existent (Dispositif d'Aide à l'Allaitement, niplette,etc.) qui, utilisés à bon escient et avec compétence, peuvent aider à surmonter certaines difficultés.

 

Mon bébé est prématuré/malade/handicapé. Puis-je l'allaiter ?

Certains bébés peuvent naître dans des conditions difficiles : prématurés, malades, handicapés, etc. Ces bébés fragiles ont un besoin décuplé des bienfaits du lait maternel.
Mais l'allaitement leur donne encore plus que cela : il permet de concrétiser la relation mère-bébé, si souvent mise à mal dans un univers médicalisé à l'extrême et assure la mère (comme son entourage) de ses capacités et de son rôle indispensable et unique.

L'allaitement maternel empêche alors la dissolution du lien mère-bébé, surtout en cas d'hospitalisation et de séparation. Quand la mère ne peut pas être hospitalisée avec son bébé, il sera nécessaire de recueillir du lait maternel que le nourrisson recevra ultérieurement. Ce « cordon de lait » prolongera une étape trop tôt interrompue.

Pour les bébés prématurés, les tétées au sein devront être données dès que possible. La prise du biberon doit être évitée, l'utilisation d'un autre mode d'alimentation est préférable si nécessaire (dispositif d'aide à la lactation, cuillère, seringue, gobelet, métodes facile à mettre en œuvre en service hospitalier après une formation à ces pratiques). La méthode Kangourou mise au point en Amérique du Sud privilégie le contact permanent mère enfant et donne à l'allaitement maternel une place essentielle dans le traitement de ces enfants.

Comment sevrer mon bébé ?

Pour tous les enfants, dans tous les pays du monde, l'allaitement a une fin. Il est normal donc qu'un jour, votre enfant ne tète plus. Il est normal que vous souhaitiez un jour, ne plus donner le sein. Mais il est très rare que la fin de l'allaitement (le sevrage) soit brutal : c'est progressivement, en général sur plusieurs mois, parfois plusieurs années, que le sevrage aura lieu.

En France, les durées d'allaitement sont inhabituellement courtes. Alors que de nombreux bébés sont allaités deux ans ou plus dans le monde (en général, dans les pays en voie de développement), les nourrissons sont souvent allaités moins de six mois dans les pays riches. Mais les nourrissons ne le savent pas. Leurs besoins ne varient pas en fonction de l'environnement : il est courant alors qu'une mère soit étonnée de voir que son bébé semble vouloir téter après 6 mois, 12 mois, 18 mois ...

Bien souvent, la reprise de travail est perçue par les mères comme indiquant que le moment du sevrage est arrivé. Si vous êtes dans ce cas, allez voir nos pages "allaiter et travailler c'est possible". Si votre entourage vous invite à réduire le nombre de tétées, voire même à sevrer, demandez-vous ce que vous-même et votre bébé souhaitez. Il arrive souvent dans notre société que la mère ne soit pas encouragée à poursuivre l'allaitement. Parfois, même les médecins invitent au sevrage précoce. Les bénéfices de l'allaitement en fonction de la durée de celui-ci sont pourtant nombreux : ainsi, les mères qui allaitent longtemps ont moins de risque de souffrir d'un cancer du sein. Avant de sevrer votre bébé, et avant d'introduire des biberons, réfléchissez bien : s'il est possible de revenir sur sa décision, c'est néanmoins difficile.

Voir aussi ici :page sevrage

Si vous êtes décidez à sevrer votre bébé, vous trouverez dans tous les livres de puériculture la façon de procéder : introduire progressivement soit des biberons de lait industriel, pour un bébé de moins de 6 mois, soit des solides à partir de six mois. Avant 12 mois, il est important pour le bébé de prendre du lait modifié (préparation de suite) : le lait de vache non modifié ne devrait pas être donné avant 12 mois.

 


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